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Nos salaires sont en berne, les services sont à l’os et nos conditions de travail ne cessent de se dégrader. Pendant ce temps, le gouvernement continue sa casse des services publics : refus de revaloriser le point d’indice et annonce de nouvelles coupes budgétaires. La fonction publique mérite mieux ! Le 29 septembre, mobilisons-nous massivement à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la fonction publique CGT-FO-FSU-UNSA-CFDT-Solidaires-CFE/CGFC et FA/FP !
Augmenter les salaires !
Pour tou·tes les agent·es, les fins de mois sont de plus en plus difficiles. Et pour cause, dans la fonction publique l’inflation se fait durement sentir : en 25 ans, la valeur du point d’indice a perdu + de 30% de pouvoir d’achat. Depuis sa dernière revalorisation en juillet 2023, la perte dépasse 5%, et elle atteint plus de 15% depuis l’arrivée de Macron au pouvoir en 2017. 862 000 agent·es publics ont désormais un traitement indiciaire inférieur au Smic ! Les perspectives de carrière sont bouchées et la fonction publique n’est plus attractive. Et que répond le gouvernement à nos revendications ? De vagues mesures techniques de reclassement ou d’amélioration des carrières pour une minorité d’agent·es. Ce mépris est insupportable. Ne nous laissons pas faire !
Nos revendications :
La crise salariale est le produit d’une austérité budgétaire assumée. Le gouvernement a annoncé 11 milliards de coupes pour 2026 et prépare encore pire pour la loi de finances 2027. Pourtant sur le terrain les services sont déjà à l’os et les besoins en matière de service public sont immenses. Dans le même temps, le gouvernement maintient ses cadeaux fiscaux et les aides aux entreprises, sans contrepartie ni évaluation, tandis que les dépenses militaires continuent de s’envoler. Il y aurait de l’argent pour financer des armées de consultants, des exonérations de cotisations et des baisses d’impôts sur le capital, mais pas pour les salaires, les emplois, les bâtiments publics, la santé au travail ou la protection sociale ? Ça ne peut plus durer !{{}}
Nos revendications :
Les services craquent faute d’effectifs et sous la charge de travail et les agents sont en souffrance partout : réorganisations permanentes, injonctions contradictoires, reporting, management par les chiffres, qualité empêchée, perte d’autonomie et affaiblissement des collectifs de travail. Les risques psycho-sociaux n’ont rien d’individuel : c’est le travail qui est organisé de manière pathogène et qui rend malade. Le sens du service public est attaqué et la santé physique et mentale des agent·es est mise en danger. À cela s’ajoutent des attaques directes contre nos droits : remise en cause des autorisations spéciales d’absence (ASA), durcissement des congés pour raison de santé, fragilisation du temps partiel thérapeutique, suspicion permanente sur les arrêts maladie. Il est temps de réagir !
Nos revendications :
Article publié le 3 septembre 2026.